Planification · 10 min de lecture · 2026-09-08

Les 27 contraintes réelles d'un horaire de GMF.

Un GMF compose avec vingt-sept contraintes distinctes chaque fois qu'il monte une période d'horaire, et cinq seulement se décident dans la clinique. Les vingt-deux autres sont écrites par le MSSS, par la FMOQ, par une convention collective ou par l'hôpital d'à côté. Les voici toutes, nommées une par une, avec la source de chacune.

Par Félix DeBlois-Beaucage

Cofondateur · développement

En bref

Ce qu'on compte, et ce qu'on oublie de compter

Demandez à une gestionnaire de GMF combien de contraintes elle gère et elle en nommera une dizaine. Les vacances, les demi-journées de chacun, les gardes, les bureaux. Ce sont les contraintes visibles, celles qui arrivent dans sa boîte courriel avec un nom de personne dessus.

Les autres ne se présentent jamais. Elles étaient déjà là quand elle est entrée en poste, elles vivent dans un programme ministériel de 75 pages, dans une entente signée entre une fédération et le gouvernement, ou dans une convention collective négociée à Québec. Personne n'a à les annoncer, alors elles restent invisibles jusqu'au jour où l'établissement constate un manquement.

La liste qui suit sépare les deux. Chaque contrainte porte sa source. Quand la source est un texte public, elle est nommée avec sa section.

1. L'offre de service, verrouillée pour douze mois

Ce premier bloc vient en entier de la section 4.6.1.1 du Programme de financement et de soutien professionnel pour les GMF du MSSS, dans sa version en vigueur à partir du 2026-04-01. Il fixe la forme générale de la semaine avant que quiconque ait choisi qui travaille quand.

  1. Les 68 heures sur sept jours. Le GMF doit offrir des services médicaux couvrant au minimum 68 heures par semaine, réparties sur sept jours, avec la présence d'un médecin de famille ou d'une IPSPL en tout temps. Un GMF qui passe sous ce seuil n'est plus admissible au financement.
  2. Le bloc minimal de quatre heures. Une journée d'ouverture doit minimalement compter quatre heures consécutives de services. Une demi-journée de trois heures ne compte pas comme une journée ouverte, même si le total de la semaine, lui, tombe juste.
  3. L'offre lissée sur toutes les heures. L'offre doit répondre à la demande et être répartie sur l'ensemble des heures d'ouverture, soirs et fins de semaine compris. Tasser tout le monde du mardi au jeudi donnerait le bon nombre d'heures et resterait un manquement.
  4. La période des fêtes. Le GMF doit offrir au minimum 44 heures de services par semaine sur six jours durant les deux périodes allant du 22 au 28 décembre et du 29 décembre au 4 janvier. C'est la seule baisse d'heures permise dans l'année, et les dates sont fixes.
  5. Le verrou de douze mois. L'offre de service porte sur une période de 12 mois ou jusqu'à la prochaine révision annuelle, et aucun changement en cours d'année n'est possible, pour aucun site. Une décision prise en septembre engage le GMF jusqu'à sa révision suivante.

2. Ce que votre niveau impose

Le Programme classe chaque GMF sur une échelle de niveaux calculée à partir de sa clientèle inscrite. Ce niveau détermine ce que le GMF reçoit et ce qu'il doit livrer. Ça se lit comme une ligne budgétaire et ça se règle dans la grille.

  1. Les heures sur place selon le niveau. Un GMF de niveaux 1 à 4 qui n'offre pas les 68 heures sur place doit en assurer de 52 à 64 selon son niveau et combler l'écart par entente, sans jamais descendre sous cinq ou six jours de présence par semaine. Les GMF de niveaux 5 à 18 doivent offrir les 68 heures sur place et ne peuvent recourir à aucune entente.
  2. L'entente de service à partenaire unique. L'entente qui comble l'écart se conclut avec un seul partenaire, et chacune des plages qu'il couvre doit compter au moins quatre heures consécutives. Un GMF ne peut donc pas répartir son manque entre trois cliniques voisines selon leurs disponibilités.
  3. Les effectifs professionnels alloués. Le niveau du GMF fixe le nombre d'équivalents temps complet qu'il reçoit, de une à dix infirmières cliniciennes et de un à cinq intervenants psychosociaux. Ces personnes doivent apparaître à l'horaire, et leur nombre ne se négocie pas au cas par cas.
  4. Les heures de la mission accès-réseau. Un GMF accès-réseau doit assurer de 28 à 84 heures de services par semaine selon son niveau, sur sept jours, avec un bloc quotidien d'au moins quatre heures consécutives obligatoirement situé entre 7 h et 22 h. Ces plages s'ajoutent aux heures de la mission GMF au lieu de s'y substituer.

3. Les plages qui ne vous appartiennent pas

Une partie de la grille est visible et réservée à l'extérieur du GMF. Ces quatre contraintes portent sur des plages que le groupe crée mais ne contrôle plus une fois publiées.

  1. La transmission à l'orchestrateur. Le GMF doit transmettre à l'orchestrateur, par l'entremise d'un DME certifié par le MSSS, la totalité des plages de disponibilité offertes dans sa mission GMF, plages de réorientation comprises. L'horaire cesse d'être un document interne au moment où il est publié.
  2. La publication pour le filtre de pertinence. Le GMF doit rendre publiques toutes ses plages, sauf celles de réorientation, à l'usage du filtre de pertinence provincial, et elles doivent être adéquatement réparties dans le temps. L'obligation devient effective douze semaines après l'instauration du filtre dans la région.
  3. Les plages de réorientation depuis l'urgence. Le GMF convient avec le PDG de l'établissement et le directeur médical du DTMF de recevoir des patients évalués favorablement pour une réorientation par une équipe d'urgence. Ces plages doivent être réparties sur toutes les heures d'ouverture, y compris les soirs et les fins de semaine.
  4. Les plages pour la population non inscrite. Le nombre de plages rendues accessibles aux patients non inscrits se convient de gré à gré avec le directeur médical du DTMF, en cogestion avec le PDG de l'établissement. Une plage inutilisée dans les quatre heures précédant la consultation peut être rouverte à toute la population.

4. Les obligations qui suivent le médecin

Ces contraintes ne visent pas le GMF, elles visent chaque médecin individuellement et entrent dans la grille par la bande.

  1. Les activités médicales particulières. Un médecin de famille comptant moins de quinze ans de pratique s'engage à douze heures d'AMP par semaine ou l'équivalent, selon le guide pratique de la FMOQ. Le manquement à l'entente particulière entraîne une réduction de 30 % sur l'ensemble de sa facturation à la RAMQ. Aucune autre contrainte de la liste ne se négocie aussi peu.
  2. La liste d'AMP disponibles. Les activités admissibles dans une région sont déterminées par le département territorial de médecine familiale, pas par le GMF. Le GMF hérite de l'obligation et de son contenu sans avoir un mot à dire.
  3. La garde hospitalière. Les gardes et les AMP du mois suivant arrivent souvent après que l'horaire du GMF est publié et les rendez-vous pris. Le GMF ne contrôle pas ce calendrier, seulement la vitesse à laquelle il corrige le sien.
  4. La banque d'heures médico-administratives. Le GMF dispose d'une banque d'heures pour les activités de concertation, les tâches médico-administratives et la formation liées à son fonctionnement, que le médecin responsable répartit entre les membres du groupe. Ces heures doivent atterrir dans la grille au même titre qu'une plage clinique.

5. Les personnes qui ne relèvent pas de vous

C'est la famille que les outils génériques ignorent complètement, parce qu'elle n'existe pas dans une entreprise ordinaire. Cinq personnes de votre grille obéissent à des règles écrites par quelqu'un d'autre.

  1. Les deux autorités sur une même grille. Les professionnels affectés par l'établissement exercent sous l'autorité fonctionnelle des médecins du GMF et sous l'autorité administrative et l'encadrement clinique de leur établissement, selon la section 4.5.3.1 du Programme. L'autorité fonctionnelle appartient au médecin responsable, à qui le texte confie explicitement d'adapter les horaires de ces ressources aux besoins de la clientèle.
  2. Le choix du personnel sous réserve de la convention. Le Programme prévoit que le choix du personnel se fait conjointement par l'établissement et le GMF, mais seulement lorsque les conventions collectives en vigueur le permettent, et selon la disponibilité de la main-d'œuvre locale. Tout est dans cette réserve, et elle est écrite noir sur blanc.
  3. Le délai de remplacement. Pour toute absence continue de plus de quatre semaines, l'établissement doit remplacer la ressource dès le premier jour si l'absence était prévisible, et au plus tard le premier jour de la cinquième semaine si elle ne l'était pas. Une absence de trois semaines n'ouvre donc aucun droit au remplacement.
  4. Le pharmacien acheté à l'heure. Le financement du pharmacien varie selon le niveau du GMF et son taux horaire est plafonné à 85 $ pour l'année financière 2025-2026. On achète un nombre d'heures de pharmacien, puis on les place dans la semaine.
  5. Les heures de l'IPSPL. Depuis le 2024-11-01, la lettre d'entente 389 encadre la collaboration entre médecins de famille et IPSPL, et alloue les forfaits au prorata des heures hebdomadaires prévues à l'entente de collaboration. Ces heures sont écrites dans un contrat, pas dans votre grille. Les visites de l'IPSPL du groupe comptent aussi dans le taux d'assiduité, dont la cible est de 80 %.

6. Les cinq seules que vous écrivez vous-même

Voici les cinq qui restent une fois tout le reste écarté. Ce sont les seules sur lesquelles une réunion d'équipe peut vraiment changer quelque chose.

  1. Les demi-journées dues par chacun. Chaque médecin a son taux d'activité au GMF, et l'écart entre un six dixièmes et un dix dixièmes structure toute la période. C'est une entente entre le groupe et ses membres, donc elle se révise.
  2. Les absences annoncées d'avance. Vacances, congrès, formations et retours progressifs se demandent des mois à l'avance et se perdent presque toujours dans une boîte courriel. Un registre qui appartient à l'horaire règle le problème mieux qu'une meilleure discipline de classement.
  3. Les demandes arrivées après la date de tombée. Le GMF décide seul de ce qu'il fait d'une demande tardive, et l'absence de règle écrite est elle-même une règle, celle du premier arrivé ou du plus insistant.
  4. L'équité pondérée des gardes. Compter les gardes ne suffit pas quand deux d'entre elles tombent un vendredi soir et une troisième le 24 décembre. Le groupe s'entend une fois sur ce que vaut une soirée, une fin de semaine et un jour férié, puis la discussion porte sur des chiffres.
  5. La rotation et le repos. Qui reprend la plage du vendredi 16 h, et qui ne fait pas de clinique le lendemain d'une garde de nuit. Aucun programme ministériel ne se prononce là-dessus. Le GMF l'écrit lui-même ou vit avec le flou.

Trois types de contraintes, pas un

Les vingt-sept ne sont pas de même nature, et les traiter pareil est l'erreur qui coûte le plus cher. Les contraintes dures sont physiquement impossibles à violer, comme un médecin qui ne peut pas être dans deux bureaux à la même heure. Les contraintes fermes se violent, mais à un prix connu, comme le non-respect de l'offre de service qui coûte la moitié du financement de fonctionnement. Les contraintes molles sont des préférences que le groupe s'est données et qui se plient quand il le faut.

Un outil qui met les trois dans le même panier produit un horaire qui a l'air correct et ne l'est pas. C'est exactement ce que nous avons observé en donnant deux semaines de GMF à un assistant généraliste dans notre test avec ChatGPT, qui traitait une plage de sans rendez-vous comme un quart ordinaire et affirmait ensuite que toutes les règles étaient respectées.

Le nombre de contraintes n'est pas le problème. Ce sont les paires qui se contredisent. Une contrainte qui lie deux personnes, comme un bureau partagé ou une entente de collaboration, entre en conflit avec toutes les autres du même type. Passer de dix à vingt professionnels double l'équipe et multiplie les conflits possibles par bien plus que deux. C'est pour ça qu'un fichier qui tenait à douze personnes lâche à vingt.

Faites le compte dans votre GMF

  1. Sortez votre dernière période publiée et, pour chaque case, notez la raison pour laquelle elle ne pouvait pas être ailleurs. La liste qui en sort est votre inventaire réel, et il est presque toujours plus long que celui que vous auriez dicté de mémoire.
  2. Séparez les vingt-deux des cinq. Mettez d'un côté ce qui vient d'un texte que vous n'avez pas écrit, de l'autre ce que le groupe a décidé. Vous saurez sur quoi la prochaine réunion peut porter et sur quoi elle perdra son temps.
  3. Classez chaque contrainte en dure, ferme ou molle, et écrivez le prix des fermes. Une équipe qui sait qu'un manquement à l'offre de service vaut 50 % du financement de fonctionnement arbitre autrement qu'une équipe qui l'ignore.
  4. Vérifiez celles qui ne sont écrites nulle part. Les contraintes molles vivent souvent dans la tête d'une seule personne. C'est le vrai risque du GMF le jour où elle prend deux semaines de vacances.

Où Synchro intervient

Synchro monte l'horaire des équipes médicales au Québec en gardant les contraintes attachées à la grille plutôt qu'à une boîte courriel. Chaque médecin écrit les siennes en français, les plages de sans rendez-vous et les bureaux se placent en même temps que les personnes, les gardes portent une valeur au lieu d'un compte, et un changement devient visible pour toute l'équipe au moment où il est fait. Le produit travaille surtout sur la sixième famille et sur la couverture des heures de la première.

Ce qu'il ne fait pas, maintenant. Synchro ne contient aucune donnée de patient et ne remplace pas votre DME, donc il ne transmet rien à l'orchestrateur à votre place. Il ne produit pas votre liste d'AMP, ne négocie pas votre entente avec le DTMF et ne calcule pas votre taux d'assiduité. Sur les vingt-sept contraintes, un logiciel d'horaire en touche une bonne dizaine et laisse le reste au GMF et à ses partenaires.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Combien de contraintes faut-il respecter pour monter l'horaire d'un GMF?

Vingt-sept se retrouvent dans la plupart des GMF du Québec, et cinq seulement se décident à l'intérieur de la clinique. Les vingt-deux autres viennent du Programme de financement et de soutien professionnel pour les GMF du MSSS, des ententes de la FMOQ sur les activités médicales particulières et la collaboration avec les IPSPL, des conventions collectives des professionnelles affectées par l'établissement, et du calendrier de l'hôpital. Un GMF qui en nomme une douzaine quand on lui pose la question a surtout compté celles qu'il a écrites lui-même.

Combien d'heures un GMF doit-il être ouvert par semaine?

Au minimum 68 heures de services médicaux par semaine réparties sur sept jours, avec la présence d'un médecin de famille ou d'une IPSPL en tout temps, selon la section 4.6.1.1 du Programme de financement et de soutien professionnel pour les GMF du MSSS, en vigueur à partir du 2026-04-01. Un GMF de niveaux 1 à 4 peut assurer sur place de 52 à 64 de ces heures et couvrir l'écart par une entente de service avec un seul partenaire. Un GMF accès-réseau ajoute de 28 à 84 heures selon son niveau, en sus des heures de la mission GMF.

Un GMF peut-il changer son offre de service en cours d'année?

Non. L'offre de service porte sur une période de 12 mois ou jusqu'à la prochaine date de révision annuelle, et le Programme précise qu'aucun changement en cours d'année n'est possible, pour aucun site du GMF. Le GMF doit aviser l'établissement dès que possible de tout manquement à son offre. C'est la contrainte qui surprend le plus les équipes, parce qu'elle transforme une décision de septembre en cadre pour les onze mois suivants.

Qui décide de l'horaire des infirmières cliniciennes dans un GMF?

Deux autorités se partagent la question. Les professionnelles affectées par l'établissement exercent sous l'autorité fonctionnelle des médecins du GMF et sous l'autorité administrative et l'encadrement clinique de leur établissement, selon la section 4.5.3.1 du Programme. L'autorité fonctionnelle appartient au médecin responsable du GMF, à qui le Programme confie explicitement d'adapter les horaires de ces ressources aux besoins de la clientèle. Le choix du personnel se fait conjointement avec l'établissement, mais seulement lorsque les conventions collectives le permettent.

Que risque un GMF qui ne respecte pas son offre de service?

Une réduction du financement lié à son fonctionnement pour l'année suivant la révision annuelle. Le Programme gradue les manquements en trois niveaux, à 30 %, 50 % et 100 %, et classe le non-respect de l'offre de service au 2e niveau, donc à 50 %. Un même manquement de 2e niveau répété deux années de suite, ou deux manquements de 2e niveau la même année, constituent un manquement de 3e niveau et emportent la totalité du financement.

Un logiciel peut-il gérer les 27 contraintes?

Aucun outil ne les gère toutes, et un fournisseur qui le prétend décrit un produit qui n'existe pas. Un logiciel d'horaire agit sur celles qui portent sur la grille elle-même, soit la couverture des plages, la pondération des gardes, l'attribution des bureaux et la propagation des changements. Il ne négocie pas votre entente avec le DTMF, ne produit pas votre liste d'AMP et ne remplace pas votre DME. Sa contribution réelle est de rendre visibles au moment de la décision les contraintes qui, autrement, se découvrent après la publication.

Sources publiques citées : Programme de financement et de soutien professionnel pour les groupes de médecine de famille, MSSS, en vigueur à partir du 1er avril 2026, sections 4.5.3.1 et 4.5.3.2 pour l'affectation et le remplacement des ressources professionnelles, 4.6.1.1 et 4.6.1.3 pour l'offre de service et les ententes, 4.6.3.2 et 4.6.4 pour la gestion des disponibilités, 4.6.5 pour le lien avec les urgences, 4.7 pour les manquements, 5.8.1 pour les heures de la mission accès-réseau, et les tableaux 4, 5, 8, 9 et 16; guide pratique de la FMOQ pour les activités médicales particulières et le taux d'assiduité; lettre d'entente 389, en vigueur depuis le 2024-11-01, pour la collaboration avec les IPSPL; Collège des médecins du Québec, mise à jour du 2024-02-28, pour l'abolition de l'entente de partenariat médecin-IPS depuis l'entrée en vigueur du Règlement sur les infirmières praticiennes spécialisées le 2021-01-25. Le décompte de vingt-sept contraintes est notre propre inventaire, bâti à partir de ces textes et de nos observations en GMF, et non un chiffre publié par le réseau. Les noms de produits appartiennent à leurs propriétaires respectifs et ce site n'est affilié à aucun d'eux.

À propos de l'auteur

Félix DeBlois-Beaucage

Cofondateur · développement

Cofondateur de Synchro. Il développe le produit et il est responsable de la protection des renseignements personnels.

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